Refaire un balcon : fibre de verre, garde-corps et permis
Refaire un balcon à Montréal ou à Laval : le permis selon la hauteur et la cour, le changement de matériau (fibre de verre), le garde-corps et la licence.

Un plancher de balcon usé, un garde-corps qui branle, une galerie à reconstruire : avant de choisir entre le bois et un plancher en fibre de verre, sachez ce que votre arrondissement ou votre ville exige. Ce guide résume la page Construire ou remplacer une terrasse, un balcon, une galerie ou un perron de la Ville de Montréal (mise à jour le 11 février 2026) et la page Balcon ou galerie de la Ville de Laval, consultées le 3 novembre 2026.
1. Réparer ou remplacer, à Montréal
Selon la Ville, dans la plupart des cas, entretenir ou réparer une terrasse, un balcon, une galerie ou un perron ne demande aucun permis. En revanche, il faut un permis avant de construire, d’agrandir, de modifier ou de remplacer l’un de ces éléments, sauf à de rares exceptions. Avant la demande, la Ville conseille de vérifier auprès du comptoir des permis :
- la distance entre l’élément et les limites de la propriété, ses dimensions et la hauteur du plancher par rapport au sol ;
- la hauteur du garde-corps et l’espacement entre les barreaux, et le type d’écran autorisé ;
- les matériaux, le nombre de balcons permis par façade et les fenêtres situées sous le balcon (règlement sur la lumière naturelle).
2. Passer du bois à la fibre de verre : prévenir avant d’acheter
La page montréalaise est claire sur ce point : si vous utilisez des matériaux différents de ceux d’origine pour une réparation, vous devez en informer le comptoir des permis avant l’achat des matériaux et fournir un plan de qualité professionnelle. Ahuntsic-Cartierville et LaSalle reprennent cette règle quand les dimensions ou les matériaux changent. À Outremont, tout changement aux dimensions ou aux matériaux est assujetti à un PIIA, avec des frais, des délais et des documents supplémentaires ; à Verdun, un tel changement est susceptible de l’être. Plusieurs arrondissements demandent la documentation du fabricant ou la fiche technique du produit.
3. La hauteur du plancher change tout
Plusieurs arrondissements fixent leurs seuils selon la hauteur du plancher. À Rosemont–La Petite-Patrie, un balcon de moins de 60 cm détaché du bâtiment se construit sans permis, mais un plancher à plus de 60 cm du sol en demande un ; au-delà de 1 m, il faut aussi se renseigner auprès d’un concepteur de plans et devis et d’un représentant de l’arrondissement avant d’acheter les matériaux. Au Plateau-Mont-Royal, au-delà de 60 cm, le balcon doit être muni d’un garde-corps, et une terrasse sur un toit demande toujours un permis. Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, réparer un balcon se fait sans permis, mais le remplacement d’un garde-corps en demande un. À Pierrefonds-Roxboro, la page rappelle que les matériaux et la conception doivent être conformes au Code de construction du Québec.
4. À Laval : la cour fait la différence
La Ville de Laval distingue la cour arrière des autres. Dans une cour arrière, entretenir ou réparer un balcon, une galerie ou un perron ne demande pas de permis dans la plupart des cas, sauf si la propriété est visée par un PIIA ou si les travaux touchent les règles sur les piscines ; les travaux doivent tout de même respecter le Code de l’urbanisme et le Code de construction du Québec. Dans une cour avant, latérale ou donnant sur une rue, un permis est obligatoire pour réparer, modifier ou construire un balcon, un perron, un porche ou une galerie. Le tarif résidentiel est de 92 $ pour le premier 20 000 $ de travaux, plus 2,50 $ par tranche ou partie de tranche de 1 000 $. Pour un bâtiment de 2 logements ou plus, un plan de structure est requis ; pour un balcon préfabriqué, le plan peut être remis par le fournisseur.
5. Les balcons dans les grands immeubles
Pour les façades de 5 étages ou plus, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) compte les signes de détérioration aux balcons parmi les indices qu’un propriétaire peut remarquer, et son guide sur l’entretien des façades demande que les équipements fixés aux façades, balcons compris, soient vérifiés lors de l’inspection obligatoire (voir notre guide sur le ventre de bœuf dans la brique).
6. La licence et la soumission
Selon les annexes II et III du Règlement sur la qualification professionnelle des entrepreneurs et des constructeurs-propriétaires (B-1.1, r. 9), la sous-catégorie 6.1 couvre les charpentes de bois et la 6.2 les travaux non structuraux en bois ou en plastique. Demandez à l’entreprise quelle sous-catégorie couvre la structure, le plancher et le garde-corps, puis vérifiez sa licence. Exigez une soumission qui nomme le produit du plancher et le garde-corps, et qui précise qui fait la demande de permis.
Dans les données ouvertes des permis de Montréal, 1 914 permis délivrés du 27 octobre 2025 au 26 octobre 2026 mentionnent un balcon, surtout à Rosemont–La Petite-Patrie (291), dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (237) et au Plateau-Mont-Royal (227) ; 228 d’entre eux mentionnent aussi la fibre de verre. Voyez les entreprises de rénovation de Rosemont, du Plateau ou de Laval, ou décrivez votre balcon à refaire.
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