Rénovation cuisine : étapes, permis et entrepreneurs
Rénovation de cuisine dans le Grand Montréal : les étapes, les métiers et licences à vérifier, les paiements par étapes et quand il faut un permis.

Une rénovation de cuisine réunit plusieurs métiers : démolition, plomberie, électricité, armoires, comptoirs, revêtements. C’est aussi la pièce dont on se passe le plus difficilement. Un bon plan, établi avant de signer, évite les retards et les mauvaises surprises.
1. Les étapes
- Le plan : disposition, électroménagers, prises et éclairage, budget avec une réserve pour l’imprévu.
- Les permis : vérifiez auprès de votre municipalité si vous déplacez des murs ou changez la disposition des pièces (voir plus bas).
- La démolition, puis la plomberie et l’électricité « brutes ».
- Le gypse, les planchers, puis les armoires et les comptoirs.
- Les raccordements finaux, la finition et l’inspection avec l’entrepreneur.
Les armoires et les comptoirs sur mesure se commandent souvent des semaines à l’avance : demandez la date de livraison prévue avant de fixer celle de la démolition, et prévoyez une cuisine temporaire (micro-ondes, réfrigérateur, évier de salle de bain).
2. Les métiers et leurs licences
- L’entrepreneur général qui coordonne : licence de la catégorie générale de la RBQ.
- L’électricien : sous-catégorie 16 (CMEQ). Les nouveaux circuits de la cuisinière et des comptoirs sont faits par un électricien.
- Le plombier : sous-catégorie 15.5 (CMMTQ), pour l’évier, le lave-vaisselle et toute conduite déplacée.
- Les armoires et comptoirs usinés : sous-catégorie 12.
Vérifiez chaque licence, y compris celles des sous-traitants.
3. Le contrat et les paiements
- Un contrat écrit avec la description des travaux, les produits (modèle des armoires, matériau du comptoir), le prix et l’échéancier.
- Des paiements par étapes, liés à l’avancement, plutôt qu’un gros acompte.
- Avant le dernier paiement, demandez une quittance des sous-traitants et des fournisseurs qui vous ont dénoncé leur contrat : un sous-traitant impayé peut inscrire une hypothèque légale sur la maison (voir hypothèque légale de la construction).
Refaire sa cuisine à Montréal, Laval, Repentigny ou Mascouche : permis ou déclaration ?
Changer les armoires et le comptoir sans toucher aux murs est le cas le plus simple. La Ville de Montréal range le remplacement des armoires, des comptoirs et de l’évier parmi les travaux qui, en général, ne demandent pas de permis ; abattre une cloison pour ouvrir la cuisine sur la salle à manger change la division des pièces et en demande un (voir la démarche de la Ville pour les rénovations intérieures). À Laval, rénover une cuisine existante ne demande pas de permis, sauf si les dimensions ou le nombre des pièces changent, ou la structure (page Rénovation résidentielle intérieure).
Ailleurs, une formalité plus légère s’applique : à Repentigny, refaire une cuisine passe par une déclaration de travaux en ligne, sans document ni frais, à faire avant de commencer (page Demander un permis ou déclarer des travaux) ; à Mascouche, la plupart des rénovations intérieures demandent une déclaration de travaux gratuite, après quoi les travaux peuvent commencer (page Permis). À Montréal, les vieilles armoires et autres résidus de construction suivent la liste des matières acceptées et l’horaire de collecte de votre arrondissement (article Rénovations : quoi faire avant, pendant et après) : demandez si l’entreprise s’en charge. Pour trouver les métiers, voyez les entreprises de rénovation de l’Ouest-de-l’Île, celles de Terrebonne ou les électriciens de Longueuil.
Voir aussi : entrepreneur général ou spécialisé et comparer des soumissions. Votre plan est prêt ? Décrivez la cuisine à refaire pour obtenir des soumissions.
Rénovation, construction et travaux généraux dans les principales villes
Montréal 3 215Laval 1 223Longueuil 442Terrebonne 441Mirabel 326Repentigny 236Brossard 211Blainville 210Mascouche 182Boisbriand 132